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Les types de titrisation ?

THÈME : banque
211 caractères
temps de lecture : 2 minutes

Née aux États-Unis dans les années 70, la titrisation des créances est née aux USA dans les années 70.

Une opération de titrisation fait intervenir trois parties :

  • le cédant (une banque ou une entreprise),
  • une société ad hoc créée de toute pièce pour l'opération appelé fond commun de titrisation (FCT) ou Special Purpose Vehicle (SPV),
  • des investisseurs.

Il s'agit d'un montage financier qui permet de transformer des créances traditionnellement illiquides et gardées par leurs détenteurs jusqu'à l'échéance (des crédits bancaires) en titres négociables et liquides dans le marché financier (des titres).

La banque ou l'entreprise transfère un portefeuille d'actifs, c'est-à-dire les créances qu'elle détient auprès de ses clients, à un FCT qui se charge en contrepartie de financer le cédant.

banque


Les créances titrisables


Tant qu'elles offrent un risque limité et qu'elles garantissent un flux de trésorerie prévisible durant toute la durée de la détention de l'actif, deux types de créance peuvent faire l'objet d'une titrisation, autrement dit être transformés en titre :

  • les créances commerciales telles que des ventes de biens ou services non encore réglées (factures émises non encore soldées)
  • les créances financières tels que les prêts auto, les crédits à la consommation, les prêts revolving de carte de crédit ou encore prêts logement.

 

Les risques liés à la titrisation

Les créances du cédant sont ainsi transformées en portefeuille d'actifs financiers, notamment des obligations.

Le FCT émet ces titres (obligations) sur les marchés financiers pour qu'elles soient vendues.

Pour le cédant, c'est non seulement une solution de financement, mais également la possibilité de de sortir le risque de leur bilan : le risque de non remboursement de la créance cédée.

Pour les investisseurs c'est normalement la garantie d'un risque limité du fait que lorsque le SPV émet des obligations, celles-ci correspondent à des "titres notés".

C'est à dire que les titres émis par le SPV sont notées par des agences de notation, les plus reconnues étant Standard and Poor's et Moody's.


Un des risques de la titrisation est lié à la complexité du portefeuille d'actifs sous-jacent, qui peut rendre difficile l'évaluation réelle du risque.


Pour exemple, lors de la crise des subprimes aux USA, les fameux titres MBS (Mortgage-Backed Securities) ou ABS (Asset-Backed Securities), deux valeurs mobilières créées via le principe de la titrisation, étaient considérées par les agences de notation comme très peu risqué (par conflit d'intérêt ou par erreur, la question demeure).

Or, c'est ce qui a participé à créer la bulle immobilière et la crise qui s'en est suivie.

En définitive, cette technique financière a tendance à rendre le système financier plus complexe, de même sa régulation.

 

posté le
Corrigé le 2020-07-05

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