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Quels sont les différentes sources de financement d'une entreprise ?

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Quels sont les différentes sources de financement d'une entreprise ?

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temps de lecture : 9 minutes

Qu'elle soit petite ou grande, publique, privée, multinationale ou coopérative, start?up ou agissant dans un secteur traditionnel, une entreprise est comme tous les projets : elle doit être financée. Lors de sa création, puis pour assurer la trésorerie quotidienne, faire de nouveaux investissements, se développer, une entreprise peut trouver des fonds :

  • dans sa propre épargne grâce à l'auto financement ;
  • auprès des banques sous la forme de crédit ;
  • sur les marchés financiers par l'émission d'actions ou d'obligations

.

Quelles sont les différentes sources de financement des entreprises ?

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Trouver les bonnes sources de financement adaptées aux besoins de l'entreprise est l'une des clés de la réussite.

Pour débuter, l'entrepreneur dispose de plusieurs solutions financières de la plus classique (épargne personnelle) à la plus moderne (financement participatif).En France, les entreprises, et en particulier les PME (petites et moyennes entreprises), se financent en majeure partie auprès des banques.

Il existe d'autres moyens d'obtenir des financements, sans avoir recours à des organismes bancaires :

L'épargne personnelle est le premier point financier qui vient à l'esprit.

L'entrepreneur doit être disposé, peut être, déjà de différents plans d'épargne divers :
  • type PEL (Plan d'épargne logement),
  • PEA (Plan d'épargne en action),
  • LDD (Livret de développement durable),
  • Livret A, PEE (Plan d'épargne entreprise)
  • ou encore assurance-vie.


Il faut faire un inventaire si cela n'a pas déjà été fait plus haut lors de sa situation patrimoniale de toutes ces ressources de financements directement mobilisables.

Beaucoup de dispositions fiscales existent pour favoriser les créations d'entreprises.

Elles libèrent des impositions parfois pénalisantes liées à des durées de détention sur certains contrats.

L'épargne des proches (love money) : faire appel à ses proches.

Ces fonds collectés auprès des membres de la famille, des amis et autres relations portent le nom de love money (" argent du coeur " ou " capital de proximité " en français).

Ils permettent de bénéficier d'exonération ou de réductions d'impôts.

La love money est souvent utile pour financer les premières dépenses de l'entreprise : stock, recherche, mobilier.

Il s'agit là d'un dispositif intéressant dans le sens où l'entrepreneur  peut constituer un capital que les banques n'auraient pas forcément permis et bien souvent à un coût moindre.

En outre, cela rassure les établissements bancaires.

Si ses proches pensent que ce projet est viable peut-être est-il alors intéressant de s'y attarder ? Une bonne source de financement entreprise à ne pas négliger.

Les aides publiques : Il existe une multitude d'aides publiques pour la création, le développement ou toutes les phases de la vie de l'entreprise.

Elles peuvent venir directement de l'Etat, des régions ou des communes, mais aussi de différentes structures, comme les établissements publics.

Ces aides peuvent prendre des formes diverses : subventions directes, crédits d'impôt, avances remboursables, préfinancements...

L'Observatoire des aides aux entreprises constitue la base de données de référence pour les aides publiques au plan national.

L'entrepreneur  peut y rechercher un financement par besoin (développement, innovation, investissements matériels...), par secteur (artisanat, industrie, commerce...), par département ou encore par financeur.



Les prêts d'honneur : Si la recherche de financement concerne une création ou reprise d'entreprise, ou si l'entrepreneur un jeune dirigeant, il peut  se tourner vers un prêt d'honneur.

Il s'agit d'un prêt sans garantie ni caution personnelle, généralement à taux zéro, et inscrit en fonds propres.

Son montant peut atteindre 90 000 € pour les projets innovants.

Ce type de prêt est proposé par plusieurs réseaux d'accompagnement, comme Initiative France, Réseau Entreprendre ou encore l'Association pour le droit à l'initiative économique (Adie).

Obtenus après sélection et passage devant un jury de professionnels, les prêts d'honneurs peuvent en outre apporter un gain de crédibilité à votre projet et faciliter l'obtention de financements bancaires.

" Le prêt d'honneur a un effet de levier significatif, assure Initiative France.

Pour 1 euro de prêt d'honneur, les banques accordent en moyenne 7,5 € de financement complémentaire.

"

Le microcrédit : Conçu spécifiquement pour des personnes rencontrant des difficultés d'accès aux financements bancaires, le microcrédit vise la création, la reprise ou la consolidation d'une entreprise.

Le but : permettre aux porteurs de projet de faire naître ou de pérenniser leur propre emploi.

En plus du prêt, ce dispositif s'accompagne d'un suivi des bénéficiaires : assistance dans les démarches administratives, aide à la maîtrise des coûts, développement commercial...

L'octroi d'un microcrédit est basé sur plusieurs critères :
  • le porteur de projet : motivation, expérience, compétences...,
  • le projet : implantation, potentiel, chiffres d'affaires prévisionnel...,
  • la capacité de remboursement.


Le crédit-bail : Il ne s'agit pas à proprement parlé d'une ressource financière mais d'un moyen de financement qui pourrait d'éviter d'avoir justement à trouver une ressource supplémentaire.

Il est beaucoup plus facile à obtenir que l'emprunt bancaire "classique", cela permet d'éviter de recourir à un apport personnel et de financer à 100% l'acquisition d'un bien mobilier ou immobilier.

L'entrepreneur sera locataire du bien avec possibilité en fin de contrat de lever l'option d'achat.

Les banques seront moins frileuses à vous l'accorder pour le motif qu'elle en reste propriétaire jusqu'au financement intégral.

Il est malgré tout souvent un peu plus cher que l'emprunt avec en outre un dépôt de garantie très souvent exigé.

Le financement participatif Le  ou crowdfunding : est un mécanisme de financement qui permet de récolter des fonds auprès d'un large public en vue de financer un projet créatif ou entrepreneurial, qui fonctionne le plus souvent via Internet.

Ce financement peut prendre trois formes :
  • un prêt,
  • la souscription de titres de capital ou de créance émis par l'entreprise soutenue,
  • un don ou une contribution qui peut donner lieu à une contrepartie.


Si l'entrepreneur se tourne vers une plateforme de crowdfunding par prêt (avec ou sans intérêt) ou par souscription de titres financiers, celle-ci doit obligatoirement justifier d'un statut réglementé :
  • conseiller en investissement participatif (CIP) ou prestataire en services d'investissement (PSI) agréé par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour la souscription de titres,
  • intermédiaire en financement participatif (IFP) pour les prêts.


Les business angels : Si l'entreprise recèle un fort potentiel de croissance, elle peut intéresser des business angels (ou " investisseurs providentiels " en français).

Derrière ce terme se cachent des personnes physiques, souvent anciens cadres supérieurs ou entrepreneurs eux-mêmes, qui souhaitent investir une partie de leur patrimoine financier dans des sociétés innovantes.

Grâce à leur expérience, les business angels apportent également conseils et carnet d'adresses.

Les sociétés de capital-risque : Pour les jeunes sociétés prévoyant une forte croissance ou qui interviennent dans un domaine très innovant, une ouverture du capital lui permettra de financer des frais de recherche et développement, sa masse salariale ou encore son besoin en fond de roulement.

Toutes les entreprises ne seront pas éligibles, les sociétés de capital-risque attendent de réaliser des plus-values conséquentes dans les 3 ans, elles s'intéressent donc aux entreprises dont le potentiel de croissance est très élevé, où le produit / service présente un réel plus et une forte marge de développement.

Les fonds d'investissement :  Près de 300 fonds d'investissement sont regroupés en France au sein de l'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic).

Il s'agit d'actionnaires professionnels qui prennent une participation en capital, majoritaire ou minoritaire, dans des entreprises généralement non cotées en bourse.

" [Ils] participent à la définition d'une stratégie claire et de long terme pour l'entreprise, lui permettant de créer de la valeur pour ses clients, ses actionnaires et ses salariés ", souligne l'association.

Cette activité de capital-investissement peut intervenir sur cinq volets :
  • la création d'entreprises et le financement de nouvelles technologies (capital-innovation),
  • les entreprises en croissance et à fort potentiel de développement (capital-développement),
  • l'acquisition, la transmission ou la cession d'entreprises (capital-transmission),
  • le rachat d'entreprises en difficulté (capital-retournement),
  • le financement d'infrastructures, comme les télécommunications ou les équipements publics routiers (fonds d'infrastructures).


Les prêts interentreprises : Qui de mieux placé qu'une autre entreprise pour comprendre les  besoins de trésorerie ? Depuis le 25 avril 2016, la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite " loi Macron ", offre la possibilité aux entreprises d'être créancières ou débitrices les unes des autres.

Les sociétés à responsabilité limitée (SARL) et sociétés par actions peuvent désormais prêter des fonds à des micro entreprises, PME ou entreprises de taille intermédiaires (ETI).

A quelques conditions :
  • les entreprises prêteuses ne doivent effectuer ce prêt qu'à titre accessoire de leur activité principale,
  • les prêts ne doivent pas excéder une durée de deux ans,
  • les prêts accordés devront prendre la forme d'un contrat de prêt,
  • les entreprises doivent pouvoir attester d'un lien économique (sous-traitant direct ou indirect, même groupement d'intérêt économique, même groupement attributaire d'un marché public...) justifiant le crédit.


Les concours : De nombreuses associations, fondations, écoles ou autres organisations d'entrepreneurs proposent des concours destinés aux créateurs ou nouveaux chefs d'entreprise.

Ils sont parfois destinés à des publics spécifiques (femmes entrepreneurs, jeunes, concours régionaux...) ou des secteurs définis (numérique, écologie, commerce, économie sociale et solidaire...).

A la clé : des dotations financières, mais aussi la possibilité de se faire connaître et de rencontrer des partenaires ou des investisseurs.

Les collectivités locales : Les régions, départements et collectivités locales disposent d'aide à la création d'entreprise.

L'entrepreneur doit se renseigner  auprès de la chambre de commerce et d'industrie, de la chambre des métiers ou d'une boutique de gestion, selon la nature de son projet.

Les aides pourront prendre différentes formes : allègements fiscaux, exonérations, mise à disposition de locaux, aides financières.

Attention ces aides ne concernent pas forcément le projet, il faudra vous renseigner sur les conditions d'attribution.

La Banque de France agit comme un facilitateur du financement des entreprises : elle ne consent aucun prêt, mais elle maintient la stabilité des prix et veille sur la stabilité financière, garantissant ainsi un contexte monétaire et financier favorable.

Elle participe à l'amélioration constante des modalités du financement bancaire, par exemple grâce à la cotation des entreprises ou la médiation du crédit :

La cotation des entreprises par la Banque de France : La Banque de France mesure la capacité des entreprises à honorer leurs engagements financiers à un horizon de trois ans.

Elle leur attribue en conséquence une " notation ", appelée " cotation ".

Une bonne cotation facilite l'obtention d'un crédit par l'entreprise

La médiation du crédit : La médiation du crédit permet à une entreprise confrontée à des difficultés de financement (par exemple un refus de crédit, de garantie, ou de rééchelonnement d'une dette) de faire appel à la succursale Banque de France de son département.

Si la demande est recevable, le médiateur peut réunir les partenaires financiers de l'entreprise et proposer des solutions.

Les banques centrales et le financement des entreprises.

Les banques centrales n'accordent pas de crédit aux entreprises mais elles contribuent au bon fonctionnement du financement de l'économie grâce à leur politique monétaire.

Leurs taux d'intérêt ont une influence sur le coût des emprunts des entreprises aux banques commerciales

La banque publique d'investissement Bpifrance : propose des solutions de financement adaptées à chaque étape de la vie de l'entreprise, de l'amorçage à la cotation en bourse.

Elle accompagne chaque année plus de 80 000 entreprises et mobilise pour elles plus de 20 milliards d'euros (chiffres 2014).

Bpifrance propose notamment :
  • le financement de court, moyen et long terme,
  • la garantie des concours financiers,
  • le financement de l'innovation,
  • les investissements en fonds propres,
  • le financement des besoins des entreprises à l'export.
posté le
Corrigé le 2019-12-27

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